Le petit Nicolas, que l’on soit jeune ou moins jeune, on connait les histoires de ce gamin et de ses copains se déroulant au milieu des années 1950. Le petit Nicolas dont je parle aujourd’hui n’est rient d’autre que l’adaptation cinématographique du personnage créé par Sempé et Goscinny en 1959.
Réalisé par Laurent Tirard, ce film regroupe une sacrée brochette de stars du grand écran français: Kad Merad, Valérie Lemercier, Sandrine Kiberlain, François-Xavier Demaison, Anémone, Daniel Prévost, Michel Galabru, Eric Berger, Gérard Jugnot et François Damiens (mon préféré). L’histoire, quant à elle, est simple; une histoire de gosses:
Nicolas mène une existence paisible. Il a des parents qui l’aiment, une bande de chouettes copains avec lesquels il s’amuse bien, et il n’a pas du tout envie que cela change… Mais un jour, Nicolas surprend une conversation entre ses parents qui lui laisse penser que sa mère est enceinte. Il panique alors et imagine le pire : bientôt un petit frère sera là, qui prendra tellement de place que ses parents ne s’occuperont plus de lui, et qu’ils finiront même par l’abandonner dans la forêt comme le Petit Poucet…
La première chose que l’on remarque dans ce film, c’est l’ambiance. Laurent Tirard a très bien su restituer le climat des années 1950. Que ce soit dans les décors, les costumes ou les comportements.
L’autre point remarquable, c’est le jeu des acteurs. La bande de gamins que forme les copains de Nicolas sont très juste dans leur jeu. C’est même assez étonnant pour de si jeunes acteurs. Les adultes ne sont pas en reste non plus. Kad Merad est toujours aussi bon dans ce rôle comique et sérieux à la fois.
Là où j’ai été assez choqué, c’est dans le jeu de François-Xavier Demaison. Il incarne le conseiller d’éducation. Un homme très 3ème Reich: hyper strict, la moustache, le visage crispé et même les talons qui claquent. Ce n’est pas qu’il joue mal son rôle, c’est juste que ce n’est pas dans ce registre que j’ai l’habitude de le voir.
A coté de ça, on appréciera les courtes apparitions de François Damiens (toujours fidèle à son humour habituel). On encore, l’apparition de Gérard Jugnot dans un remake de Les Choristes.
Le petit Nicolas est un film enfantin qui sait captiver les adultes. On se surprend à suivre avec intérêt les pérégrination des jeunes héros. L’humour frais et innocent y est pour beaucoup. Ce film est ainsi une bonne séance de rigolade.
Bref, Le petit Nicolas est un très beau cadeau à Sempé et Goscinny pour les 50 ans de leur oeuvre. Une adaptation cinématographique assez fidèle à l’original. On y retrouve un monde d’enfants où rien n’est grave, sauf les choses insignifiantes. Un monde fait de bonbecs, de parents, d’intéros, de bêtises et de copains.



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