Le capital est un roman à forte connotation militante de Stéphane Osmont. Le sujet central est le capitalisme moderne dans ce qu’il a de plus pourris. D’ailleurs, je me demande si l’auteur n’a pas fait exprès de donner à son œuvre le même titre que l’œuvre de Karl Marx qui a fondé le marxisme … Quatrième de couverture :
A travers les aventures de Marc Tourneuillerie, patron de la plus grande banque européenne, ce roman est la satire la plus féroce, la plus drôle et la plus efficace que l’on ait jamais écrite sur le monde capitaliste actuel. On y découvre la vie d’un établissement financier où la soif d’argent et de pouvoir s’habille des atours de la rationalité gestionnaire. On y évolue dans les milieux de l’élite économique et de la jet-set internationale entre Paris, Londres, New York, Davos, Tokyo… On y vit dans les paradis artificiels de la drogue, les images artificielles d’Internet, la bulle artificielle des fortunes éphémères, le temps artificiel du décalage horaire, le sexe artificiel des fantasmes délirants. On y réalise que les nouveaux jeux vidéo sont en train de tuer nos enfants, les nouvelles valeurs de tuer notre humanité, les nouvelles idoles de tuer nos désirs… et que nous sommes peut-être tous devenus des monstres. Bienvenue dans le monde merveilleux du capitalisme à ciel ouvert Stéphane Osmont, qui a connu de l’intérieur l’univers dont il nous révèle les entrailles, signe avec ce premier livre hallucinant sa version romanesque de » l’horreur économique «
Pour une fois, la quatrième de couverture résume très bien Le capital, sans trop en rajouter. L’écriture de Stephane Osmont est agréable et passionnante. Je n’ai remarqué quasiment aucune longueur, malgré que l’œuvre soit assez imposante : presque 600 pages. En fait, je rangerais bien Le capital entre 99F de Beigbeder et Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley.
99F pour le coté décadent du héros suivi de sa descente aux enfers. Le meilleur des mondes, quant à lui, pour la fiction de la société. Le problème de ce livre, c’est qu’il semble ne pas être une fiction. En fait, il ressemble beaucoup à ce que je perçois comme étant le coté noir de l’économie mondiale actuelle (cet avis n’engage que moi). J’ose sincèrement espérer que cette œuvre n’a rien du tout de réaliste. Sinon, ça fait peur.
Bref, un très très bon roman. Mais surtout, une très bonne dystopie du monde économique. Le capital est très agréable à lire. Mais, malheureusement, il fait peur. Il vaut mieux éviter de le prendre au premier degré. ..
ISBN Poche: 978-2246657811

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