Je suis allé voir: Le syndrome du Titanic

Affiche-Syndrome-du-TitanicJ’étais passé totalement à coté du phénomène Home (pour la simple et bonne raison que je n’ai pas apprécié l’oeuvre vidéo de Yann Artus Bertrand). Mais je ne suis pas du tout passé à coté de Le syndrome du Titanic, le documentaire de Nicolas Hulot.

Tout comme Home, Le syndrome du Titanic est un documentaire militant. Mais à la différence du premier, Le syndrome du Titanic aborde le problème par le coté sociétal des choses; comme le dit Nicolas Hulot lui même: Ce film est davantage un appel à la raison et un acte politique qu’un documentaire sur la crise écologique. D’ailleurs, la « belle nature sauvage » est la grande absente…

Ce film est très déroutant, tant il est juste. Nicolas Hulot ne montre jamais personne du doigt. D’ailleurs, il ne donne jamais la cause de tel ou tel problème. Il ne fait que présenter l’état des choses. Le syndrome du Titanic se veut être objectif. Et je l’avoue, ça fait peur.

En fait, l’état actuel de la nature et le fait que la situation pourrait s’empirer si on continuait dans la démesure ne sont que secondaires. Ce qui est au centre du documentaire, c’est l’Homme. L’Homme qui est hyper dépendant de la nature, l’Homme qui sur-consomme alors que d’autres n’arrivent même pas a subsister, l’Homme qui va s’en mordre les doigts si il n’arrête pas ses excès …

Le choc des cultures

Le choc des cultures

Le titre du documentaire a une signification assez simple. L’idée et de faire une analogie avec les gens qui continuaient à danser juste après que le Titanic ait heurté l’iceberg. Ces mêmes gens qui profitaient pendant que d’autres dans les cales commençaient à se noyer. Ces gens qui ont pris le peu de canots de sauvetage en délaissant les pauvres. Et enfin, ces gens qui sont morts comme les autres dans les canot qui n’ont pu être sauvés.

Différemment à ce que j’avais pu ressentir avec Home, Le syndrome du Titanic n’est ni long ni lent. On n’a pas le temps de s’ennuyer: il y a du mouvement. La voix de Nicolas Hulot cadence bien les choses. On sent la conviction dans son ton. Bref, ce documentaire n’est pas une simple suite de clichés avec un travelling arrière.

La culture intensive

La culture intensive

Non, c’est vivant, c’est vrais. On apprends pas mal de choses, Le syndrome du Titanic est agréable à voir. Malheureusement, c’est quand on sort de la salle de cinéma que ça fait mal; quand on réfléchi à ce que l’on vient de voir. Bref, Nicolas Hulot lance à appel à la raison et à la mesure. J’ose sincèrement espérer que cet appel sera entendu, pour ce qu’il vaut dans le fond mais aussi pour la qualité de la forme.

1 réaction à l'heure actuelle »

  1. Revue de livre: La domination masculine | Webd a écrit

    le 9 janvier 2010 à 11:09

    [...] le voir dans une salle obscure qui est nouveau. Je ne me déplace que pour les grands tels que Le syndrome du Titanic ou encore Capitalism: A Love Story [...]

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