Le miroir de Cassandre – Bernard Werber

Couverture-Le-Miroir-de-Cassandre-Bernard-WerberLe miroir de Cassandre est le dernier roman de Bernard Werber. Si vous ne vous en étiez pas encore aperçu, j’aime bien cet auteur (voir mes billets sur la trilogie des Dieux ou la trilogie des Fourmis, sans compter les livres qui n’ont pas eu le droit à un billet). Publié le mois dernier, ce roman se veut n’être dans aucune des séries de Bernard Werber. Présentation du livre par l’auteur lui-même:

C’est l’histoire de Cassandre, une jeune fille de 17 ans qui a le don d’entrevoir le futur mais la malédiction de ne pas être écoutée. Elle va connaitre des aventures extraordinaires qui vont lui permettre de devenir non seulement une femme mais aussi quelqu’un qui a conscience de tout ce qu’il se passe sous tous les angles. Elle part du plus difficile, l’autisme et la non communication avec autrui et va progressivement évoluer pour devenir un être beaucoup plus sensible que la moyenne. Un gros roman de suspense qui se démarque du reste de mes ouvrages par son coté réaliste et psychologique. Le miroir de Cassandre traite aussi de l’autisme, de la futurologie, des lois de probabilités, avec en toile de fond une grande histoire d’amour.


Si j’ai acheté Le miroir de Cassandre, ce n’est que par le nom de son auteur. J’avoue ne même pas avoir lu la présentation du livre avant. J’achetais le dernier Werber, un point c’est tout. Et c’est bien représentatif de ce qui fait le succès de ce livre: juste son auteur.

Effectivement, Le miroir de Cassandre reste dans la lignée et dans les univers des précédentes oeuvres de Werber. Mais c’est peut être là le problème: ce livre est beaucoup trop connecté aux autres. J’ai eu moult fois une étrange impression de déjà lu. Un exemple représentatif: tout un passage au sujet de l’effet du sucre sur le cerveau est tout simple ressorti de L’Ultime Secret publié en 2001 (à ce sujet, je l’ai fini il y a peu, le billet ne devrait pas tarder).

D’un autre coté, pour quelqu’un qui découvre Werber, c’est du neuf… Ce qui ne change pas non plus, ce sont les sujets de fond abordés. Le miroir de Cassandre parle de futurologie, de la relation entre les Hommes et la nature, les vies antérieures, le karma, le temps, les philosophies orientales ou encore des réflexions générales sur notre monde. Ce n’est pas un défaut, c’est aussi pour cela que l’on aime les oeuvres de Werber.

Bon, c’est peut être un petit peu trop engagé … On comprend vite les choix politiques que Bernard Werber a pu faire. Dommage, il aurait été beaucoup plus ingénieux de laisser le lecteur se faire sa propre opinion. Concernant le style de l’écriture: rien à redire, c’est du Bernard Werber. Agréable à lire, plein de suspens et de tranches de culture générale.

Dernier regret: la fin. On a le droit à un joli happy end global, ce qui ne colle pas du tout avec le reste de l’oeuvre. Serait-ce une fin bâclée pour boucler le livre dans les temps ?

Bref, Le miroir de Cassandre n’est pas le meilleur roman de Bernard Werber (en même temps, pour détrôner les Fourmis, il faut le faire !). Mais cela reste une oeuvre agréable à lire (même si les habitués de l’auteur regretteront les redites). Et puis, elle a l’avantage de faire réfléchir (par exemple, on y parle pas mal de 2012 …).

ISBN: 978-2226194022

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