Dans la série des billets sur les livres sur Bernard Werber, voici L’ultime secret: le seconde épisode du cycles des aventuriers de la science. En effet, ce roman publié en 2001 (c’est la neuvième œuvre de l’auteur), se veut dans la continuité de Le père de nos pères. Présentation par Bernard Werber himself:
Qu’est-ce qui nous motive ?
«C’est au coeur de notre cerveau qu’il faut chercher la source de tous nos comportements», estime Samuel Fincher, un brillant neurologue cannois.
Le problème, c’est que Samuel Fincher meurt d’extase amoureuse dans les bras d’une top model danoise, le soir même de sa victoire au championnat du monde d’échecs.
Samuel Fincher avait-il trouvé au fin fond de nos crânes un secret qui devait rester caché ? Peut-on mourir de plaisir ?
Deux journalistes scientifiques parisiens, Lucrèce Nemrod et Isidore Katzenberg, veulent en savoir plus sur ce décès étrange. C’est donc sur la Côte d’Azur qu’ils vont mener l’enquête, de la morgue de Cannes à un étrange asile psychiatrique où les fous sont utilisés pour leurs talents particuliers. Ils vont aller de surprise en surprise jusqu’à l’extraordinaire dénouement basé sur une découverte scientifique peu connue mais réelle.
Mon avis sur L’ultime secret est assez mitigé. C’est sympathique de retrouver le duo de personnages de Isidore Katzenberg et Lucrèce Nemrod (découvert dans Le père de nos pères). Mais je trouve que ce duo à perdu de son souffle et de sa verve originale …
L’idée de base du livre est très intéressante, bien que loin d’être novatrice. Il s’agit, au travers de l’enquête des deux journalistes, de nous guider au coeur de ce qui nous intrigue tous: le cerveau. Il y a un bon début, une bonne idée. Mais malheureusement, Bernard Werber les a un peu trop sous-exploitées …
Quant à l’intrigue en elle-même, j’avoue avoir été assez déçu. Bernard Werber m’avait habitué à plus de suspens, plus de rebondissements. Là, j’ai trouvé L’ultime secret linéaire. Les quelques rebondissements et suspens qui s’opèrent sont prévisible à des pages à la ronde …
Bref, L’ultime secret c’est un sujet intéressant avec un traitement décevant. Peut être aussi que j’en attendais trop de Bernard Werber. Toujours est-il que ce livre se laisse lire quand même. Et puis il aura l’avantage de nous faire prendre conscience (si ce n’était pas déjà le cas) que les découvertes au sujet de notre cerveau ne sont qu’aux premier balbutiements.
ISBN Poche: 978-2253153986

- Sous couvert d’une histoire divertissante, Werber apporte un positionnement sur le sexe et la relation amoureuse que l’on pourrait croire à première vue nouveau mais fait tout simplement référence à l’amour sacré – par opposition à l’amour profane -.
- Les chapitres relatant les expériences d’[[extase]] des yogis décalcifiant leur épiphyse trouvent leur résonance dans le dernier chapitre.
- On peut considerer qu’il y a vice d’interprétation dans la mesure ou agape est l’amour de Dieu vers l’homme ;
- là ou éros est l’amour de l’homme qui va vers Dieu.
- En ce sens Werber relate simplement un éros spiritualisé entre les protagonistes.
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- L’histoire commençant sur un questionnement physiologique et psychologique rencontre une vision mystique avec l’évocation des chakras.
- On peut y voir une référence au culte du tantra ou de la hiérogamie dans l’hypothèse ou les amants incarnent chacun « les deux géants de l’olympe » éros & thanathos ou encore éros & psyché ou shiva & shakti dans la spiritualité indo-tibétaine ou encore le retour à un état [[adamique]] ou christique dans une interprétation chrétienne.
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- Dans les concepts de la psychologie analytique et transpersonnelle il s’agit de la réalisation du [[Soi]] qui amène le sujet vers l’[[individuation]] ce qui semble être suggéré par l’épopée Homérique des protagonistes qui doivent traverser les peurs des états pathologiques (à l’hôpital et la folie mystique du matérialisme spirituel) pour se découvrir.
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- D’un point de vue plus Freudien on peut interpréter l’expérience comme un amour fusionnel et névrotique où les amants perdent leur égo respectifs dans une identification narcissique à l’autre ce qui peut être interprété comme une forme de psychose ou le moi se voit être envahi ou bien comme un état regressif dit « pré – personnel ».
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- Enfin d’un point de vue plus humain l’amour sacré reste une expérience qui donne la possibilité de recréer son passé et de changer le moi d’un individu lors d’un transfert amoureux, amenant à réenchanter son monde et qui reste la plus rapide et la moins chère de toutes les psychothérapies.
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- L’originalité du livre de Werber tient plus à sa façon quasi naïve de présenter des concepts avancés que dans la trame du récit.
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