Capitalism: A Love Story est le dernier documentaire de Michael Moore. Après s’être attaqué à General Motors (Roger et moi), aux patrons qui ne redistribuent pas leurs bénéfices (The Big One), aux armes à feu (Bowling for Columbine), à l’administration Bush (Fahrenheit 9/11) et au système de santé américain (Sicko), Michael Moore s’attaque maintenant au capitalisme et à ses dérives avec Capitalism: A Love Story. Le synopsis est on-ne-peut plus simple:
Michael Moore s’attaque à la crise financière et prend d’assaut Wall Street, en dénonçant « la plus grande escroquerie de l’histoire américaine ».
Dès les premières secondes, Capitalism: A Love Story annonce la couleur: les deux heures qui suivent seront Rock’n’Roll, décalées et ironiques. Et le film ne trahit pas cette promesse. En effet, la rythmique est très bien faite. Ce documentaire n’est pas qu’une succession d’images et d’interview. Il est fait comme un véritable film. On arrive même à exploser de rire dans la salle de cinéma.
C’est d’ailleurs là le problème: on rigole, mais au final le sujet est loin d’être drôle: il est très grave. Ce que l’on y voit est touchant, révoltant, dépitant … Michael Moore à toujours eu le don pour montrer des exemple de gens dont la situation est aberrante et injuste. Avec le capitalisme (et la crise des subprimes), il n’avait qu’à se baisser pour trouver ses nouveaux cas …
Capitalism: A Love Story n’est pas qu’un simple constat: il se veut aussi instructif. Bien que le but ne soit pas d’expliquer les moindres rouages du capitalisme, ce film nous en pose les bases. En fait, il s’agit principalement des bases historiques et à partir de quand et comment le système a commencé à déraper.
Je reproche cependant à Michael Moore de ne pas être resté très impartial pour ce documentaire. Pour faire choc (dans une Amérique encore quelque peu puritaine), il n’a pas hésité à faire intervenir des prêtres catholiques dans son film. C’est un peu limite selon moi. Et puis, quand on y regarde bien, Capitalism: A Love Story est aussi être une campagne en faveur de partis de gauche …
Mais bon, cela n’enlève rien à la valeur globale de Capitalism: A Love Story. C’est choc, perspicace, ironique et sans compromis. Michael Moore joue encore à la perfection son rôle de trublion pour nous démontrer les aberrations les plus grossières du système. Aussi, aller voir ce documentaire c’est la garantie de passer deux heures de divertissement intelligent.


