Le Festival de la couille – Chuck Palahniuk

J’avais eu l’occasion de découvrir Chuck Palahniuk grâce à Fight Club (le film, puis le livre). Son style d’écriture et ses idées m’avaient particulièrement marqué. J’ai donc eu envie de re-tenter l’aventure avec une autre de ses oeuvres. Mon choix s’est porté sur Le Festival de la couille.

Pourquoi avoir choisi Le Festival de la couille ? Tout simplement parce que le titre est plus qu’accrocheur et intriguant. Bien évidement, c’est la quatrième de couverture qui a confirmé mon envie:

Une partouze géante au fin fond de l’Ouest américain, un combat de moissonneuses-batteuses, une expédition en sous-marin nucléaire, la construction d’un château en béton, un face-à-face improbable avec Marilyn Manson, les promenades d’un escort boy avec un malade en phase terminale : autant d’évocations d’une Amérique déjantée dont Chuck Palahniuk s’est fait le chroniqueur. Dans ce recueil d’histoires vraies où se mêlent subversion, tendresse, humour décapant et exhibitionnisme, il démontre combien la réalité peut dépasser l’imagination et dévoile ainsi l’envers du décor de ses romans. Il nous fait découvrir une autre Amérique, dont les héros illuminés ne sont pas si éloignés de nous. On ne ressort pas indemne de ce voyage au bout du bizarre et du tragique.


Premier constat: le plaisir que j’avais eu grâce à l’écriture de Chuck Palahniuk dans Fight Club a été tout aussi présent lors de la lecture de Le Festival de la couille. En fait, il y a véritablement un style Palahniuk: c’est acerbe, c’est décalé, c’est troublant.

Mais ne vous fiez pas au titre, ce livre n’est pas aussi burlesque qu’il n’y parait. Ce recueil de nouvelles est à la fois profond et touchant. Et le pire, c’est que tout est vrais (ce n’est pas pour rien que le titre complet de l’oeuvre est Le Festival de la couille et autres histoires vraies).

L’auteur nous guide au travers d’une Amérique profonde. Une Amérique profonde où l’on découvre pléthore de personnages hors du commun. Parmi ces nouvelles, j’ai particulièrement apprécié Se tirer les cartes. Il s’agit en fait d’un portrait de Marilyn Manson alors qu’il se tire le Tarot chez lui.

Il y a aussi Une profession de foi inscrite dans la pierre, où des hommes construisent eux même leurs châteaux en plein milieu des USA. Pour finir, Bodhisattvas qui m’a particulièrement touché. C’est le portrait d’une femme qui participe aux recherches de disparus sur les grandes catastrophes (tremblement de terre, tsunami, …) grâce à ses chiens.

Bref, Le Festival de la couille est la première oeuvre de Chuck Palahniuk qui n’est pas une fiction. Des fois on se demande quand même, tant les gens que l’on découvre sont étonnants…

ISBN Poche: 978-2070320516

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