Pour une fois, je suis allé voir un documentaire au cinéma. Le fait que je regarde un documentaire n’est pas rare en soit. C’est le fait d’aller le voir dans une salle obscure qui est nouveau. Je ne me déplace que pour les grands tels que Le syndrome du Titanic ou encore Capitalism: A Love Story …
Hier soir, c’était un documentaire bien moins connu: La Domination masculine. Il traite, comme son titre le laisse présager, des inégalités entre hommes et femmes, sous l’angle de la domination de l’homme sur la femme. Synopsis:
Peut-on croire qu’au XXIème siècle, des hommes exigent le retour aux valeurs ancestrales du patriarcat : les femmes à la cuisine et les hommes au pouvoir ? Peut-on imaginer que des jeunes femmes instruites recherchent un » compagnon dominant » ? Que penser d’hommes qui subissent une opération d’allongement du pénis, » comme on achète une grosse voiture » ?
Si ces tendances peuvent de prime abord sembler marginales, le film nous démontre que nos attitudes collent rarement à nos discours.
L’illusion de l’égalité cache un abîme d’injustice quotidiennes que nous ne voulons plus voir. Et où vous jouez votre rôle.
Je l’avoue La Domination masculine m’a particulièrement déçu … Je m’attendais à beaucoup mieux que ça: la bande annonce était prometteuse. Certes, le sujet de fond est on-ne-peut-plus intéressant: les inégalités entre hommes et femmes font partie des plus grands problèmes de société actuelle …
Oui, mais ce documentaire ne m’a rien appris … Si je devais le résumer, ce serait: le phallus est symbole de pouvoir, les garçons et filles sont conditionnées dès la naissance au rôle inhérent à leur sexe, les hommes sont des salauds … Bref: vraiment rien de neuf, ce n’est que du réchauffé.
J’aurais aimé trouver une analyse des faits, leurs causes et leurs conséquences. Là, on a juste une succession de faits sans explication ni argumentation. Ainsi, La Domination masculine est un documentaire totalement creux à mon sens. Il ne vaut certainement pas le déplacement au cinéma. Seul fait positif: on y parle de Le premier sexe …
