Hier soir, j’étais à la séance de Shutter Island, le dernier film de Monsieur Martin Scorsese. Ce film est l’occasion d’une quatrième collaboration entre l réalisateur et Leonardo DiCaprio. Synopsis de ce thriller:
En 1954, le marshal Teddy Daniels et son coéquipier Chuck Aule sont envoyés enquêter sur l’île de Shutter Island, dans un hôpital psychiatrique où sont internés de dangereux criminels. L’une des patientes, Rachel Solando, a inexplicablement disparu. Comment la meurtrière a-t-elle pu sortir d’une cellule fermée de l’extérieur ? Le seul indice retrouvé dans la pièce est une feuille de papier sur laquelle on peut lire on peut lire une suite de chiffres et de lettres sans signification apparente. Oeuvre cohérente d’une malade, ou cryptogramme ?
De Shutter Island, ce film aurait pu être renommé en bienvenue à névrose land. En effet, le sujet principal de ce film est tout simplement la folie. Comment la déterminer ? Quelles en sont les conséquences ? Comment devient-on fou ? Et surtout: comment peut-on nous faire devenir fou ?
C’est sur cette dernière question que s’articule une bonne partie du film. A force de nous faire passer pour fou, ne le devient-on pas vraiment ? Bref, un film avec un aspect psychologique hyper fort.
Coté ambiance, Shutter Island, est hyper froid. Le climat est on-ne-peut-plus lourd. L’adoption des codes du film d’horreur n’arrange rien. En même temps, j’aurais mal vu un tel sujet traité dans un monde guilleret en Technicolor. On sent que chaque plan a un sens, que c’est très travaillé. C’est ce à quoi nous a habitué Martin Scorsese.
Le scénario, quant à lui, est un petit peu moins travaillé à mon sens. Certes il y a des rebondissements, mais ça reste quand même un film très linéaire. A vrais dire, il n’y a que les 10 dernières secondes du film qui m’ont véritablement surpris. Sur une oeuvre de deux heures, c’est peu …
D’ailleurs, cette fin est particulièrement étrange pour moi. D’un coté, elle donne envie de retourner voir Shutter Island pour le regarder d’un autre œil. De l’autre, elle m’a vraiment laissé sur ma fin.
Un avis mitigé donc pour Shutter Island: un film très travaillé avec un scénario trop souvent linéaire. Dommage.

