Je suis allé voir: Tête de Turc
Au début du mois, je vous parlais de Tête de Turc. C’est donc, tout naturellement, que je suis allé à l’avant première rennaise du premier film de Pascal Elbé. Pour rappel, Tête de Turc est un film de et avec Pascal Elbé. Devant la caméra, on trouve aussi Roschdy Zem (le personnage principal de Go Fast), Samir Makhlouf (un jeune inconnu très prometteur), Ronit Elkabetz (Judith dans La fille du RER) et Simon Abkarian (Nadir dans la série Pigalle, la nuit et Al Barad dans Secret Défense). Synopsis:
Un geste, et tout bascule. Un adolescent de 14 ans, un médecin urgentiste, un flic en quête de vengeance, une mère qui se bat pour les siens, un homme anéanti par la mort de sa femme voient leurs destins désormais liés. Alors que le médecin passe plusieurs jours entre la vie et la mort, les événements s’enchaînent et tous seront entraînés par l’onde de choc.
Que penser de ce film ? Voilà la question que je me suis posé sur la route du retour de l’avant-première. En effet, Tête de Turc est un film qui se murit, qui se digère. Attention, n’allez pas croire qu’il fait l’effet de La Rafle. Non, juste un film qui, avec le recul, prend tout son sens.
D’ailleurs, en parlant de La Rafle, j’ai redécouvert avec joie une jeune actrice présente dans les deux films: Adèle Exarchopoulos. Elle a une sorte de jeu brut et masculin qui est assez inattendu. Samir Makhlouf est aussi une découverte de Tête de Turc. Issu de castings sauvages, il joue son rôle avec une justesse rare. Peut être le début d’une carrière En tout cas, une chose est certaine, c’était son premier emploi. Évidement, Pascal Elbé et Roshdy Zem sont, comme à leur habitude, de bons acteurs.
Le scénario quant à lui, est assez lourd. La trame de fond, c’est la dure loi des cités, l’honneur et le poids des actes. Cette histoire est, malheureusement, basée sur une somme de différents faits divers. Le principal problème soulevé est assez simple: les difficultés de communications entre les différentes communautés: jeunes, parents, policiers, médecins, pompiers, …
La cité est présentée comme un monde dur, un monde où son appartement, sa voiture ou même ses proches ne sont jamais en totale sécurité. Mais dans ce monde, on découvre aussi un honneur qui est bien plus grand que dans n’importe quel quartier aisé. On y trouve même un turc qui sauve la vie d’un arménien.
Tête de Turc n’est cependant pas un film très optimiste. En tout cas, le message qu’il transmet s’apparente plus à un cercle infernal qu’a un message d’espoir. Dommage, parce qu’avec cette réalisation très bien documentée, on pourrait croire que tout est foutu, qu’il n’y a plus rien à faire.
Bref, Tête de Turc est un très bon film. Pour sa première mise en scène Pascal Elbé signe un très beau film. Peut être un grand metteur en scène en devenir …
Sortie nationale: 31 mars 2010



Caplan a écrit
le 3 avril 2010 à 17:24
C’est trops bien sxr j’aii kiffer et samir ta une trops belle voie;)!!
:)
Bonne contunuation
On t’aime tousent