3 Suisses est une entreprise qui cache bien son jeu. Pour les hommes, c’est une entreprise de VPC pour Bonnes femmes. On a tous une mère, compagne, sœur, tante, … qui achète aux 3 Suisses. Mais aussi étonnant que cela puisse paraître, cette société a toujours su rester à la pointe de l’innovation.
Fondée 1932 à Lausanne, euh non: Roubaix (j’y reviendrais plus bas), par Xavier Toulemonde, la filature des 3 Suisses avait pour objectif de vendre en direct la laine qu’elle produisait. Dès 1934, la filature des 3 Suisses ouvre des filiales à l’international.
La vraie révolution fut en 1949: 3 Suisses lance le premier catalogue de textiles ! Bien moins étoffé que maintenant (440 articles sur 28 pages), ce catalogue a suivi les évolutions de la société. Et ce, avec parfois un peu d’avance !
En 1967, 3 Suisses se modernise en devenant le premier utilisateur européen de l’IBM 360. Même année, arrivée de la couleur dans un catalogue de 252 pages (pour 12 000 article) tiré à 2 500 000 exemplaires. L’année suivante, 3 Suisses ouvre le premier centre téléphonique de prise de commande en Europe.
Mais il n’y a pas eu que ces innovations technologiques et commerciales. En 1967, le catalogue a osé mettre une femme en pantalon sur la couverture. Pour l’époque, ce n’était pas ce qui se faisait. Autre innovation: collaborer avec des créateurs reconnus: Jean-Paul Gaultier, Karl Lagerfeld, Paco Rabanne, Christian Lacroix ou encore Philippe Starck.
La dernière grande question qui subsiste c’est: Mais qui sont ces 3 suisses ?. Et bien, il n’y en a pas ! Cette société n’a rien à voir avec la Suisses. Quand Xavier Toulemonde s’installa à Roubaix, il se trouvait sur le carrefour d’un café. Ce café était celui de M. Suis. Ce dernier avait trois filles. Il donna donc Les 3 Suisses comme nom à son bistrot. Le nom s’était étendu au carrefour. C’est donc naturellement que la filature s’est appelée La Filature des 3 Suisses. Le reste, vous le connaissez déjà.
