Le Capital, de Stephane Osmont, reste pour moi un des meilleurs romans économiques que j’ai pu lire jusque là. J’avais été charmé par le style de l’auteur. Voilà pourquoi je me suis lancé dans la lecture de Le Manifeste. Ce roman, publié deux ans après Le Capital, traite d’un tout autre sujet… Quatrième de couverture:
Premier ministre de la France, Abel Moreau propose au pays une nouvelle utopie : devenir la » Fashion Nation » du monde, spécialisée dans le business de l’Art de Vivre – mode, luxe, gastronomie, tourisme, culture, bien être. Tandis qu’il distribue l’argent public à jet continu, Abel retrouve enfin la trace d’Angela, son amour de jeunesse, que l’assassinat d’une jeune manifestante à Rome, en 1977, lui avait fait perdre… Ainsi débute le deuxième volet de la trilogie romanesque de Stéphane Osmont, qui revisite par la fiction le triptyque de Kart Marx : Le Capital, satire féroce du capitalisme financier, Le Manifeste en grand roman de l’utopie politique, et L’Idéologie qui traitera des médias
Pour être franc, Le Manifeste m’a un peu déçu. Tout d’abord de façon prévisible: ce roman n’abordais par le sujet économique que j’ai particulièrement apprécié dans Le Capital. Mais aussi d’une manière plus étonante. Le personnage d’Abel Moreau va trop loin.
Il pousse son délire jusqu’au paroxysme. Faisant ainsi passer l’oeuvre du monde des possibles vers les monde du totalement délirant. Dommage, c’est ce coté réaliste qui rendais Le Capital intéressant. Peut être était-ce trop limitant de reste dans la réalité ?
Le style, quant à lui, reste toujours aussi agréable. Le suspense reste, l’intrigue est fine. J’avais encore un doute quant à la volonté de Stéphane Osmont de revisiter Marx. Grâce à la quatrième de couverture, plus aucun doute ! C’est donc avec empressement que je vais commander de ce pas ajouter L’Idéologie à ma liste de lecture !

Stépane Osmont chasse sur les terres de René Victor Pilhes (L’imprécateur) ; entre temps il semble qu’il y ait beaucoup plus de sexe -pour être polie- dans les hautes sphère manageriales . Monde encore plus dégueu…qu’avant.