Il y a quelques temps j’ai lu, comme beaucoup de gens, 1984 le chef d’œuvre de Georges Orwell. Ensuite, j’ai lu Farenheit 451 de Ray Bradbury. C’est ainsi que je suis devenu adepte du genre qui réuni ces deux œuvres: la dystopie. Il s’agit de fictions dont l’action se déroule dans une société imaginaire. Le but des auteurs de dystopies est d’exagérer les traits de notre société actuelle afin de démontrer ce qu’elle pourrait devenir. Clairement, la dystopie est l’anti-thèse de l’utopie.
Mais il y a une œuvre qui me manquait dans ce genre: Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley. Publié pour la première fois en 1932, ce livre est en fait le tout premier livre du genre. Il a été écrit bien avant 1984 (qui date de 1948). Présentation de l’éditeur:
Défi, réquisitoire, utopie, ce livre mondialement célèbre, chef-d’œuvre de la littérature d’anticipation, a fait d’Aldous Huxley l’un des témoins les plus lucides de notre temps. Aujourd’hui, devait écrire l’auteur près de vingt ans après la parution de son livre, il semble pratiquement possible que cette horreur s’abatte sur nous dans le délai d’un siècle. Du moins, si nous nous abstenons d’ici là de nous faire sauter en miettes… Nous n’avons le choix qu’entre deux solutions : ou bien un certain nombre de totalitarismes nationaux, militarisés, ayant comme racine la terreur de la bombe atomique, et comme conséquence la destruction de la civilisation (ou, si la guerre est limitée, la perpétuation du militarisme) ; ou bien un seul totalitarisme supranational, suscité par le chaos social résultant du progrès technologique.
La première chose que l’on remarque en lisant Le meilleur des mondes, c’est que l’histoire est à l’opposé de 1984. Je m’explique: dans 1984 le peuple est tenu par la surveillance, les réprimandes, la violence, … On forge des citoyens idéaux en les « menaçant ». Dans Le meilleur des mondes, c’est tout à fait différent.
Tout est basé sur le fait qu’une population biologiquement disposée à obéir et heureuse ne pose aucun problème. Chacun à sa place est la société continuera de tourner. Rajoutez à cela le Sôma, une drogue sans addiction, sans danger et sans effet secondaire. Sa seule propriété est de rendre les gens heureux. Oubliez le stress, la tristesse, le malheur, … Ainsi, on trouve dans Le meilleur des mondes une population heureuse et docile.
A mon sens, ce livre est à placer entre toutes les mains. Il permet à n’importe qui d’avoir une vision assez nouvelle sur la notion même de société. Alors qu’en 1932 les technologies pensées par Alous Huxley étaient totalement futuristes, elles sont aujourd’hui pleinement réalistes. Et, croyez moi, ça fait peur !
Bref, ce récit est encore plus incroyable quand on sait que la plupart de tout ce qui est énoncé n’existait pas lors de son écriture. Écriture qui est d’ailleurs très agréable. Même si au début on a un petit peu de mal à s’immerger dans l’œuvre, on ne peut plus s’arrêter après les cinquante premières pages.
Clairement, voici une lecture que je vous conseille vivement: foncez en librairie vous le procurer. C’est une œuvre qui peut s’avérer très complémentaire à 1984.
ISBN Poche: 978-2266128568

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