17 juin, 2010
Livre abordant:
Dystopie, Roman, SF
Il y a longtemps, dans un café de la gare de Rennes, je lisais je-ne-sais plus quelle dystopie. Une femme est venue m’accoster et nous avons discuté pendant quelques temps de bouquins et j’en étais arrivé à la conclusion suivante: René Barjavel est un auteur que je dois absolument lire.
Comme d’habitude, plein de livres sont passés par là entre temps. Mais là, je m’y suis enfin mis et je viens de finir Ravage (de René Barjavel donc). Ce roman de science-fiction a été écrit en 1943 par l’auteur français. Il s’agit d’une dystopie (décidément, je les enchaine) post-apocalyptique sur la dépendance abusive de l’Homme envers les technologies. Présentation par l’éditeur:
La civilisation s’écroule suite à la disparition de l’électricité, d’abord survivre et ensuite reconstruire une civilisation pastorale. Ecrit dans les années quarante, un roman catastrophe à la française. « – Vous ne savez pas ce qui est arrivé ? Tous les moteurs d’avions se sont arrêtés hier à la même heure, juste au moment où le courant flanchait partout. Tous ceux qui s’étaient mis en descente pour atterrir sur la terrasse sont tombés comme une grêle. Vous n’avez rien entendu, là-dessous ? Moi, dans mon petit appartement près du garage, c’est bien un miracle si je n’ai pas été aplati. Quand le bus de la ligne 2 est tombé, j’ai sauté au plafond comme une crêpe… Allez donc jeter un coup d’œil dehors, vous verrez le beau travail ! ».
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8 avr, 2010
Livre abordant:
Dystopie, SF
Décidément, je lis beaucoup de dystopies en ce moment. Après Acide Sulfurique d’Amélie Nothomb, je me suis attaqué à Les Monades Urbaines de Robert Silverberg. C’est une dystopie beaucoup plus traditionnelle puisque c’est aussi un livre de science-fiction.
Robert Silverberg y traite un sujet largement évoqué dans Retour au meilleur des mondes d’Aldous Huxley: la surpopulation mondiale. A titre d’information: une monade est une structure complexe et fermée (source: Wikipédia). Quatrième de couverture:
La planète Terre en l’an 2381 : la population humaine compte désormais plus de 75 milliards d’individus, entassés dans de gigantesques immeubles de plusieurs milliers d’étages. Dans ces monades, véritables villes verticales entièrement autosuffisantes, tout est recyclé, rien ne manque. Seule la nourriture vient de l’extérieur. Ainsi, l’humanité a trouvé le bonheur. Des bas étages surpeuplés et pauvres aux étages supérieurs réservés aux dirigeants, tous ne vivent que dans un but : croître et se multiplier. Plus de tabous, plus de vie privée, plus d’intimité. Chacun appartient à tout le monde. La jalousie et le manque n’existent plus. Contentez-vous d’être heureux. La monade travaille pour vous et maîtrise tout. Quand à ceux qui n’acceptent pas le système, les anomos, ils seront eux aussi recyclés. Pour le bien-être du plus grand nombre…
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15 fév, 2010
Livre abordant:
Dystopie, Roman
Il y a peu, je vous présentais Hygiène de l’assassin d’Amélie Nothomb. Aujourd’hui, je remet ça avec son roman de 2005: Acide Sulfurique. Pourquoi ai-je choisi celui-ci en particulier ? Tout simplement parce que le sujet est dystopique à souhait, et que j’adore les dystopies ! Quatrième de couverture (raccourcie):
Concentration : la dernière-née des émissions télévisées. On enlève des gens, on recrute des kapos, on filme… Tout de suite, le plus haut score de téléspectateurs, l’audimat absolu qui se nourrit autant de la cruauté filmée que de l’horreur dénoncée.
Etudiante à la beauté stupéfiante, Pannonique est devenue CKZ 114 dans le camp de concentration télévisé. Le premier sévice étant la perte de son nom, partant de son identité. Zdena, chômeuse devenue la kapo Zdena, découvre en Pannonique son double inversé et se met à l’aimer éperdument. Le bien et le mal en couple fatal, la victime et le bourreau, la belle et la bête aussi.
Quand les organisateurs du jeu, pour stimuler encore l’audience, décident de faire voter le public pour désigner les prisonniers à abattre, un tollé médiatique s’élève mais personne ne s’abstient de voter et Pannonique joue sa vie…
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23 oct, 2009
Livre abordant:
Dystopie, Roman
Le capital est un roman à forte connotation militante de Stéphane Osmont. Le sujet central est le capitalisme moderne dans ce qu’il a de plus pourris. D’ailleurs, je me demande si l’auteur n’a pas fait exprès de donner à son œuvre le même titre que l’œuvre de Karl Marx qui a fondé le marxisme … Quatrième de couverture :
A travers les aventures de Marc Tourneuillerie, patron de la plus grande banque européenne, ce roman est la satire la plus féroce, la plus drôle et la plus efficace que l’on ait jamais écrite sur le monde capitaliste actuel. On y découvre la vie d’un établissement financier où la soif d’argent et de pouvoir s’habille des atours de la rationalité gestionnaire. On y évolue dans les milieux de l’élite économique et de la jet-set internationale entre Paris, Londres, New York, Davos, Tokyo… On y vit dans les paradis artificiels de la drogue, les images artificielles d’Internet, la bulle artificielle des fortunes éphémères, le temps artificiel du décalage horaire, le sexe artificiel des fantasmes délirants. On y réalise que les nouveaux jeux vidéo sont en train de tuer nos enfants, les nouvelles valeurs de tuer notre humanité, les nouvelles idoles de tuer nos désirs… et que nous sommes peut-être tous devenus des monstres. Bienvenue dans le monde merveilleux du capitalisme à ciel ouvert Stéphane Osmont, qui a connu de l’intérieur l’univers dont il nous révèle les entrailles, signe avec ce premier livre hallucinant sa version romanesque de » l’horreur économique »
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27 sept, 2009
Livre abordant:
Anticipation, Dystopie, SF
Après avoir lu un billet de Vinz au sujet de Le monde, tous droits réservés de Claude Ecken, je me suis décidé à le lire. En effet, la description faite par Vinz correspond tout à fait à ce que j’aime: Dix nouvelles, dix merveilles d’anticipation et d’immersion dans des mondes passionnants et stupéfiants de réalisme
. Quatrième de couverture:
Imaginez un monde où les organes de presse auraient le pouvoir de copyrighter l’information… Un monde où il serait possible de déléguer les tâches subalternes auprès de clones et mener ainsi plusieurs vies de front… Un monde où l’avenir serait prédéterminé en fonction d’un ADN attribué. Un monde dans lequel il serait concevable de parcourir l’univers en s’incarnant dans des entités extraterrestres. Un monde qui, ayant banni la mort, punirait le suicide par une peine de vie à perpétuité… Imaginez… Demain…
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29 juin, 2009
Livre abordant:
Analyse, Anticipation, Dystopie, Essai
Il y a peu, je vous faisais part de mes impressions après la lecture de Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley. Il s’agit, ni plus ni moins, que du premier roman dystopique jamais écrit. J’avais vivement conseillé la lecture de ce livre ! Là où l’auteur était vraiment remarquable, c’est que ce livre avait été écrit en 1932, à une époque où les sciences et techniques n’étaient pas ce qu’elles sont maintenant. A une époque qui n’avait pas encore connu le nazisme (rappelons qu’Hitler a été élu en 1933 …).
Un peu moins d’une trentaine d’années après, Aldous Huxley revient à la charge avec un livre intitulé Retour au meilleur des mondes. Différemment à sa précédente œuvre, ce livre n’est pas une dystopie, ni même une science-fiction. Non, il s’agit d’une analyse des changements apparus durant la trentaine d’années qui le sépare de 1932 et des liens avec Le meilleur des mondes. Quatrième de couverture:
Toutes les dictatures n’ont pas la même origine et bien des chemins mènent au « meilleur des mondes » mais le plus direct et le plus large est peut-être celui que nous parcourons aujourd’hui. Le cauchemar de l’organisation intégrale est déjà pour plus d’un milliard d’hommes une expérience quotidienne. Voilà qui préfigure peut-être, pense Aldous Huxley, l’avènement d’une dictature scientifique dont les sujets encadrés par une armée de policiers « pavloviens » en viendront à aimer leur servitude, renonçant à l’idée même de révolution. Visionnaire et pamphlétaire de génie, Aldous Huxley développe dans le texte capital qu’on va lire les thèmes abordés dans « Le meilleur des mondes ». Comment dominer les forces qui menacent nos libertés et affronter l’immense armée des fanatiques voués à leur destruction ? Telle est l’angoissante question posée par ce livre.
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